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Les carrefours jeunesse-emploi souhaitent une augmentation de leurs budgets
18 Janvier 2005 - La Voix - Les 107 carrefours jeunesse-emploi du Québec, aux prises avec une enveloppe budgétaire globale non indexée depuis cinq ans, souhaitent voir leurs budgets augmentés en fonction du taux d'inflation.
Lors d'un point de presse tenu mercredi, la directrice du CJE du Bas-Richelieu, Anne Vilandré, a fait remarquer que la non indexation des budgets de financement de base a des impacts sur les services offerts à la clientèle de jeunes âgés de 16 à 35 ans.
Les CJE existent depuis environ sept ans et ont, au fil du temps, développé différents services... et plusieurs attentes.
Les organismes ne se sont pas plaints du gel de leurs budget jusqu'à maintenant, mais aujourd'hui, force est de constater que les choix s'avèrent de plus en plus déchirants, déplore Mme Vilandré.
Lorsque j'ai préparé mes prévisions budgétaires 2005, c'était la première fois que je trouvais ça aussi difficile. On a des acquis qu'on ne veut pas couper. Mais comment fait-on quand on a une équipe dynamique et créative, une équipe de développeurs ? Je ne peux pas éteindre ça ! a-t-elle expliqué.
Le CJE du Bas-Richelieu, dans un tel contexte, a dû se résoudre à couper un poste administratif.
Le budget de l'organisme local, qui dépend du ministère de l'Emploi, de la Solidarité et de la Famille du Québec, est de 296 000 $. Nous aimerions avoir l'indexation au coût de la vie, c'est normal, estime Mme Vilandré.
On nous dit de couper et que les CJE sont déjà privilégiés. On nous dit d'aller chercher de l'argent dans notre milieu, qui est pourtant déjà très sollicité, note la directrice.
Ceci dit, les 107 CJE du Québec, qui sont regroupés en réseau, se sont dotés d'un comité de négociation qui rencontrera le ministre Claude Béchard le 21 janvier prochain. On espère que cette rencontre sera positive.














