Dans le Bas-Richelieu, on veut des aînés qui bougent !

11 Décembre 2004 - La Voix - Des aînés qui bougent ! Voilà ce que souhaitent les responsable du projet-pilote du même nom mené depuis un an dans le Bas-Richelieu dans le but de supporter la pratique de l'activité physique chez les aînés.

Ce projet, mené par Loisir et Sport Montérégie, en collaboration avec la Table régionale des aînés de la Montérégie (TRAM), l'Agence de développement en santé et services sociaux de la Montérégie, le CLSC du Havre, le Service des loisirs et de la culture de Sorel-Tracy et la Fédération des clubs d'âge d'or du Québec (FADOQ), a été instauré dans le Bas-Richelieu à cause de la proportion plus élevée de personnes âgées de plus de 65 ans vivant sur son territoire, et qui constitue la clientèle cible du projet.

Car c'est bien connu, la pratique d'activités physiques par les personnes âgés améliore grandement leur santé.

À l'occasion d'un point de presse tenu cette semaine, Hélène Gagnon, de Kino-Québec, a fait savoir qu'une vaste consultation effectuée auprès de la population cible a permis de dégager quatre grands axes de recommandations qui permettront, espère-ton, de déterminer des incitatifs à la pratique d'activités physiques chez les personnes âgées.

La première grande recommandation, c'est de promouvoir l'activité physique auprès des aînés du territoire, a noté Mme Gagnon. Cette promotion se concrétisera plus particulièrement par la diffusion, à l'intérieur de la revueTemps libre (publiée quatre fois l'an par le Service des loisirs et de la culture de Sorel-Tracy) d'une page spéciale à l'intention des "aînés qui bougent". Cette page d'informations contiendra l'ensemble des activités physiques, cours et formation offertes aux personnes du 3e âge.

Deuxièmement, a poursuivi Mme Gagnon, il faut assurer l'accès et le développement de programmes visant la pratique régulière de l'activité physique. L'étude a notamment permis de constater que les gens aiment les contacts personnels avec les autres. Selon elle, cela permet à plusieurs de sortir de leur solitude.

L'accessibilité, par ailleurs, concerne non seulement les endroits où pratiquer des activités, mais également la souplesse et la pertinence des horaires, ou la présence d'un animateur qui rassure les participants, a-t-elle noté.

Parmi les programmes à développer, Mme Gagnon a nommé des clubs de marche adaptés aux besoins de cette clientèle spécifique.

L'accessibilité signifie également des frais d'inscription qui tiennent compte de la situation financière de plusieurs aînés.

Comme le programme s'adresse autant aux personnes âgées des milieux urbain que rural, il faut également s'assurer de la disponibilité d'un système de transport efficace et ce, à coût abordable.

Comme troisième axe d'intervention, Mme Gagnon précise qu'il faut aménager des environnements sécuritaires. À titre d'exemple bien concret, elle a parlé de l'entretien des trottoirs l'hiver qui, aux yeux de plusieurs, constitue durant la froide saison un frein à la pratique de la marche en raison des nombreux risques de chute.

Parmi d'autres éléments qui favorisent un environnement sécuritaire, on note un éclairage adéquat, le nettoyage et l'entretien des surfaces de pratique, des sentiers et des pistes cyclables.

Enfin, comme 4e axe d'intervention, il y a tout lieu de mettre en place une structure locale d'échange entre les organismes concernés par la pratique d'activités physiques auprès des aînés. La mise sur pied d'une table de concertation dans les municipalités, permettant de coordonner toutes les activités organisées par les différentes associations, permettrait d'éviter des répétitions ou des conflits d'horaire, a soutenu Mme Gagnon.

Cette dernière a par ailleurs indiqué à La Voix que la consultation publique menée dans le cadre du projet-pilote a permis de rejoindre une clientèle ciblée selon des critères de sélections spécifiques. Les personnes rencontrées étaient représentatives de toutes les catégories d'âge (au-dessus de 65 ans), a précisé Mme Gagnon, qui a sollicité l'aide des organismes locaux pour rejoindre la clientèle.

Selon elle, les mesures qui ont été dégagées à partir des rencontres avec les personnes âgées sont relativement simples. Il n'est pas vraiment question d'acheter des équipements coûteux. C'est, la plupart du temps, des mesures simples qui sont souhaitées : entretien des trottoirs, l'hiver, afin de pouvoir marcher, l'opportunité d'avoir une personne qui anime des séances d'activités, etc. Les gens m'ont beaucoup parlé du parc Regard sur le fleuve, un endroit qui permet aux personnes de prendre l'air et de marcher, a noté Mme Gagnon, qui s'est par ailleurs réjouie de l'enthousiasme et du support des associations locales dans le cadre du projet-pilote.

Dans la région, la responsable du programme est Céline Gariépy, qui donne déjà plusieurs sessions d'activités physiques pour le compte de plusieurs organismes qui ont une clientèle âgée.

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