Le gouvernement Charest opte pour le développement durable

9 Décembre 2004 - Les 2 Rives - Patrick Turgeon - Quelques années après que le Bas-Richelieu ait décidé de prendre le virage majeur pour le développement durable et ainsi assumé le leadership du processus du développement de son économie, voilà que le gouvernement de Jean Charest opte pour la même vision afin de concilier le développement économique, l'environnement et la qualité de vie. Tout cela en implantant de nouvelles structures économiques branchées sur le respect de l'environnement et la reconversion de ses entreprises manufacturières.

Le plan de Québec prévoit l'adoption d'une loi spécifique sur le sujet ainsi que la création d'un poste de commissaire au développement durable. Le gouvernement Charest prévoit aussi amender la Charte des droits et libertés afin que chaque citoyen puisse vivre dans un environnement sain. En vertu de ce projet de loi, les ministères devront rendre compte au ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair. On veut ainsi créer un "Fonds Vert" financé par les montants obtenus des amendes des contrevenants en vertu du grand principe du pollueur-payeur. De plus, le ministre de l'Environnement Mulcair envisage aussi consulter la population au cours des prochains mois. Il invitera aussi une centaine d'organismes à prendre part au lancement de ce tout nouveau plan de développement.

Le principal défendeur du développement durable dans le Bas-Richelieu et directeur du Centre local de développement (CLD) du Bas-Richelieu, Yves Fortin, s'est dit peu surpris par l'annonce du gouvernement libéral de miser sur le développement durable au cours des prochaines années. "Nous savions depuis un bon moment qu'un tel projet de loi était sur le point d'être adopté par le gouvernement Charest. Le développement durable est un important enjeu de société. C'est une excellence nouvelle pour la région et le Québec en entier. Notre seule déception, c'est que le Plan Vert ne sera pas mis en force cette année. Nous étions prêts à nous lancer dans une telle aventure", nous a-t-il mentionné, précisant aussi que la décision de Québec renforcira la position régionale.

Depuis quelques années, le Bas-Richelieu s'est positionnée comme une région d'avant-garde en matière de développement durable au Québec. Pour y arriver, on a pensé à un concept où la cohabitation serait harmonieuse en société. Car, le rappelle-t-on régulièrement, le développement durable se situe à l'intersection, la où l'on trouve à la fois efficacité économique, équité sociale et respect de l'environnement. Sans jamais négliger la qualité de vie des citoyens. "Développement durablement permet de préserver notre qualité de vie pour les générations présentes et futures", fait-on aussi remarquer.

À cet effet, M. Fortin convient que le Bas-Richelieu a une bonne longueur d'avance sur toutes les régions du Québec. "Il n'y a aucune autre MRC au Québec aussi engagé dans cette cause que celle du Bas-Richelieu. La réflexion est tellement avancée que notre plan stratégique et les résidants sont déjà bien conscientisés à l'importance de produire tout en respectant l'environnement. Des résultats concrets prouvent le bien fondé de cette grande démarche collective entre organismes, entreprises, le secteur de la recherche et les citoyens pour la mise en œuvre d'une nouvelle économie forte. C'est à nous de continuer à bien faire notre travail car la nouvelle loi devrait nous ouvrir des opportunités intéressantes dans les prochaines années", a-t-il poursuivi avec grande confiance.

À cet égard, le Bas-Richelieu, pointé du doigt, il y a une décennie, comme l'une des régions les plus polluantes au Québec, a changé radicalement son attitude envers le secteur de l'environnement. Pour y arriver, elle a exigé une application rigoureuse de la réglementation gouvernementale, effectué des changements dans la structure industrielle locale et une attitude nouvelle de la part des entreprises de Sorel-Tracy. Par le fait même, les entreprises polluantes ont développé une connaissance plus approfondie dans les secteurs des systèmes de traitement des eaux usées, les équipements de dépollution des rejets atmosphériques et la gestion des résidus miniers. Depuis, la région est reconnue pour la mise en valeur de son territoire et ses industries en harmonie avec la nature.

Le développement durable est un atout pour une croissance nouvelle tant souhaitée par les gens du CLD. Un positionnement porteur d'avenir, le qualifie-t-on. Des études concluantes, une démarche bien amorcée, un environnement exceptionnel, une expertise reconnue, un milieu engagé et, bientôt, une politique de développement durable, le Bas-Richelieu possède tout le potentiel pour réussir le virage qui s'impose et assurer la relance à long terme, car le développement durable doit être vu comme un projet de longue haleine, qui viendra "teinter" nos actions et nos choix à plus court terme, en gardant à l'esprit que la région de Sorel-Tracy a, elle aussi, le potentiel pour devenir un pôle de développement durable reconnu", de conclure les défendeurs de ce principe.

Retour Imprimer



Google
 
Web soreltracyregion.net

19 personnes connectées sur le site
Cette page a été lue 739 fois.