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Lancement de son livre L'urgence de vivre Louise Potvin a appris à apprivoiser la vie.

Louise Potvin, à droite,
en compagnie du dre Élisabeth McGraw.
(photo:Hélène Goulet)
16 Novembre 2004 - La Voix - En 1996, à l'âge de 39 ans, Louise Potvin apprenait qu'elle avait le cancer du sein. Cette première épreuve a été suivie d'une période d'accalmie de quatre ans et demi. Hélas, la maladie récidive au printemps 2001 sous une forme métastatique virulente qui s'est attaquée à d'autres parties de son corps.
Un cancer "all dress" a-t-elle déclaré mercredi soir, lors du lancement de son livre L'urgence de vivre, à la bibliothèque Le Survenant.
Les 250 personnes présentes à l'événement étaient là pour saluer son courage, pour l'encourager à poursuivre son combat... et pour faire dédicacer son livre, espérant peut-être que Louise Potvin, par ce geste, leur communiquerait un peu de sa détermination à demeurer en vie, envers et contre toute maladie.
La principale intéressée, toutefois, ne parle pas de courage. Depuis mon diagnostic, j'ai tout simplement appris à vivre, à vivre l'instant présent, à vivre un jour à la fois. Quand j'ai accepté d'être mortelle, c'est là que j'ai apprivoisé la vie, a-t-elle déclaré à la journaliste.
Mais peu importe, courage, pas courage, les gens la voient comme un exemple à suivre. Elle est devenue, au fil des ans, un modèle et un réconfort pour plusieurs personnes qui ont eu à affronter la maladie. Parce que non contente de profiter de tout ce que la vie peut lui offrir, Louise Potvin court aussi à gauche et à droite pour encourager des gens malades et plus dépourvus.
L'urgence de vivre est préfacé par le journaliste Paul Arcand, qui a interviewé Louise Potvin à son émission télévisée il y a quelques mois.
Le livre raconte le cheminement de Mme Potvin et les moyens qu'elle a utilisés pour changer d'attitude face à la vie : J'ai enlevé les statistiques de ma vie, donnera-t-elle en exemple, puisque elle-même devrait être morte à l'heure actuelle, si elle s'était référée à ces statistiques.
Elle se donne aussi des objectifs à atteindre, des rêves à réaliser : un voyage, un combat pour donner aux malades des meilleures conditions de traitement.
Pour l'Hôtel-Dieu de Sorel, par exemple, elle souhaite amorcer d'ici quelques mois une campagne de souscription pour relocaliser les patients en oncologie : il faut faire quelque chose, a-t-elle soutenu.
Son amie, le dre Élisabeth McGraw, qui agissait mercredi soir comme présidente d'honneur du lancement, a salué son dynamisme : la maladie a permis de révéler son courage et son désir de partage. Louise est en harmonie avec son entourage. Ses lectures et ses rencontres ont été des moyens d'apaiser sa souffrance. Ce livre aidera sûrement un plus grand nombre de personnes malades et leur entourage. Louise Potvin est une personne généreuse, et sa joie de vivre est communicative, a-t-elle conclu.
Louise Potvin, de son côté, était émue de la présence de tant de personnes qui ont fait la file pour qu'elle puisse dédicacer leur livre.
Échappant quelques larmes, elle n'a pas manqué de laisser transparaître son sens de l'humour : je ne pleure pas ! Avec la chimiothérapie, on n'a plus de cils, alors ça coule tout seul.... Faut bien en rire un peu !
De son propre aveu, Louise Potvin est revenue de très loin, mais ce n'est pas une question de force.
Je ne pouvais pas changer le diagnostic, a-t-elle fait remarquer. Tout ce que je pouvais changer, c'est mon attitude face à la vie.
L'urgence de livre, 248 pages, paru aux éditions Publistar, est en vente au coût de 24,95$ (plus taxes) dans les librairies de la région.
Signalons que Mme Potvin procédera à une séance de signatures, le dimanche 14 novembre (demain) de 14h à 16h, à la librairie Renaud-Bray, aux Promenades de Sorel.














