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La température demeure l'élément clé du succès, le Festival de la gibelotte passe le test du public !

20 Juillet 2004 - La Voix - L'organisation du Festival de la gibelotte aura beau penser à tout, il n'en demeure pas moins que c'est Dame Nature qui a toujours le dernier mot quand on parle de succès d'un événement extérieur. Jeudi soir, avant de mettre sous presse, le président Sylvio Bouchard, qui avoue en rigolant se faire appeler de plus en plus "M. Gibelotte" par les festivaliers, admettait que le secret du succès du Festival était attribuable à trois facteurs : la température, en premier lieu, puis une bonne programmation, ainsi qu'un bon site.
On a évidemment parlé du nouvel emplacement du Festival qui, selon la plupart des gens interrogés par La Voix (voir texte page suivante), semble apprécié par les festivaliers.
C'est la grande scène qui suscite le plus d'emballement, car l'espace est beaucoup plus vaste et plus confortable.À l'autre bout du spectre, du côté des choses qui plaisent moins, c'est l'atmosphère du centre-ville qui manque, diront certains. Les soirées finissent aussi un peu tôt, vers minuit trente, ce qui laisse certains festivaliers sur leur faim.Sylvio Bouchard n'ira pas les contredire : Il y a des gens qui disent que ce n'est pas comme dans le centre-ville et je suis d'accord avec ça. Sauf qu'après avoir fait la comparaison, il faut continuer à faire quelque chose. On ne pouvait plus demeurer au centre-ville, à cause d'une possible injonction qui nous pendait au-dessus de nos têtes. Je demeure toutefois persuadé que la population est fière de son Festival de la gibelotte. Ça lui appartient, et sans elle, le Festival n'existerait pas.
Comme il reste quelques heures avant la fin du Festival aujourd'hui (pour les lecteurs qui reçoivent leur journal tôt samedi), M. Bouchard veut profiter de l'occasion pour inviter les sceptiques à venir voir de quoi a l'air le nouvel emplacement.
Le président du Festival estime, d'autre part, que l'événement ne va pas à l'encontre du centre-ville, et vice-versa. Il dit avoir apprécié le Vieux Sorel en fête. De plus, M. Bouchard croit également que les gens, en fin de soirée, peuvent continuer à s'amuser au centre-ville, puisque le Festival se termine tôt. On ne prendra jamais le créneau jusqu'à 3h du matin a-t-il assuré. Tout au plus, on pourrait se rendre jusqu'à une heure, comme c'était le cas au centre-ville.Si les festivaliers semblent apprécier l'emplacement et les activités proposées, M. Bouchard pense déjà à certaines améliorations. Plusieurs lui font d'ailleurs des suggestions pour mieux utiliser le site. Par exemple, l'emplacement du village médiéval, un peu en retrait, n'a pas permis d'exploiter cette formule au maximum, surtout qu'il s'agit là d'une activité relativement coûteuse.
Les horaires des spectacles seront également à repenser, croit-il, de façon à ne pas pénaliser certains artistes, dont les spectacles viennent en compétition avec ceux de la grande scène.
Le porte-parole du Festival, le comédien Martin Larocque, s'est joint à la conversation en se disant enthousiaste par rapport à cette première. Maintenant, on voit ce que ce site peut devenir. Et c'est "trippant" d'imaginer tout ce que ça peut devenir ! La place et le potentiel sont là, a-t-il déclaré.
M. Larocque, qui fêtait hier (vendredi 16 juillet) son 35e anniversaire de naissance, reviendra l'année prochaine comme porte-parole, a-t-il assuré. Entre-temps, il invite les festivaliers à donner leurs commentaires. Les chiâleux, prière de s'abstenir ! Martin Laroque préfère la critique constructive, qui permet d'aller de l'avant. Je suis pour la responsabilisation sociale des gens face au succès du Festival. Le comité organisateur organise le Festival, mais c'est les gens qui en font un succès a-t-il fait observer.
Le financement du Festival
De là, on glisse sur la question du financement. Le Festival de la gibelotte, rappelle Sylvio Bouchard, ne reçoit à peu près rien en subventions gouvernementales. La mauvaise température fait également baisser la vente de billets, surtout en ce qui concerne les visiteurs de l'extérieur : La température affecte plus les visiteurs de l'extérieur, qui planifient leurs déplacements en fonction d'elle, a-t-il fait remarquer.
Ceci dit, le Festival est de plus en plus connu à travers le Québec, grâce à différents reportages. Jeudi, par exemple, l'émission Sucré salé de TVA a consacré un reportage à la région et au Festival. Deux pages sur le sujet sont également parues dans le Journal de Montréal cette semaine. Ça fait une sacrée belle publicité pour la région ! s'est réjoui M. Bouchard.
M. Bouchard envisage de trouver d'autres sources de financement, qui seront étudiées par le comité organisateur. Par exemple, laisse-t-il entrevoir, il y a des gens qui n'aiment pas avoir à traîner leur chaise de parterre. On pourrait en fournir, moyennant un tarif supplémentaire sur le laissez-passer. Il s'agit là d'une suggestion parmi plusieurs.Le président fondateur du Festival, Michel Lessard, a lui aussi pris part à la conversation en proposant ses suggestions relatives, notamment, à la gastronomie ou à l'exploitation du patrimoine historique de la région (utilisation de notre histoire plutôt que d'exploiter l'histoire médiévale, qui ne fait pas partie de notre patrimoine local, par exemple)Fort de l'accueil positiv des festivaliers et de plusieurs suggestions constructives, Sylvio Bouchard croit que le Festival de la gibelotte, version 2004, a passé le test haut la main. Notre travail est fait. La réaction du public nous démontre qu'on a bien fait. Et nous sommes là pour rester plusieurs années ! a-t-il enfin assuré.














