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Un incendie ravage la Maison des jeunes de Sorel
13 Août 2001 - La Voix - Lundi soir, vers 12h30 durant la nuit. La chaleur aidant, la journaliste sirote une bière sur sa galerie. Mais des échos d'appels par le biais de «walkie talkie» réveillent son réflexe : il y a quelque chose de pas normal qui se passe non loin de chez elle.
En fait, à quatre coins de rue de là, la Maison des jeunes de Sorel, située à l'intersection du chemin des Patriotes et de la rue de la Comtesse, est en train de flamber. Ce sera une perte totale.
Sur place, la directrice de la Maison, Lucie Champagne, regarde, complètement désolée, l'édifice qui a jadis abrité le Club social de la Celanese et qui, depuis 1995, offre un refuge aux jeunes adolescents qui ne savent pas toujours où aller pour s'amuser en toute quiétude.
Le conseiller municipal Daniel Bérubé, surveillant lui aussi la poursuite des événements, alors que les pompiers s'affairent à lutter contre le sinistre, suppute déjà, probablement, les décisions que son conseil aura à prendre à cet égard.
La Maison avait fermé ses portes à 22h, et c'est vers 22h45 que Mme Champagne a été avertie qu'un incendie ravageait l'endroit.
Au premier abord, l'enquêteur André Duchesne a déclaré à La Voix que l'incendie avait pris naissance à l'extérieur de la bâtisse, probablement à cause d'un article de fumeur dans une poubelle. Aucune effraction, aucune fenêtre fracassée, aucun dommage sur les murs.
Les pompiers - ils ont été une trentaine au plus fort de l'incendie – ont dû combattre le sinistre jusqu'à 4h du matin pour s'assurer que tout était bien éteint. La bâtisse en bois, assez âgée, a brûlé comme un feu de paille.
Toutefois, le lendemain, Mme Champagne a déclaré à La Voix avoir été assez chanceuse de pouvoir récupérer des documents importants – la charte de l'organisme, notamment, ainsi que la télévision et quelques autres appareils électroniques.
Elle a passé le restant de la semaine dehors, tout près du lieu du sinistre, par la chaleur accablante que l'on a connue, à surveiller les travaux de démolition visant à raser l'endroit. Le lendemain matin, quand je suis arrivée, il y avait déjà quelqu'un qui, avec sa remorque, tentait de s'emparer de certain matériel pour le récupérer, a-t-elle fait savoir, quelque peu outrée par le cynisme du profiteur qu'elle a pu renvoyer.
Vers la fin de la semaine, les buldozers avaient terminé de tout raser. Ce qui avait été la Maison des jeunes n'était déjà plus qu'un souvenir.
L'enquêteur dans cette affaire, André Duchesne de la Sécurité publique de Sorel-Tracy, a, dans un premier temps, réfuté la cause d'un incendie d'origine criminelle, considérant les indices qu'il avait alors à sa disposition.
Toutefois, a-t-il indiqué par la suite, un complément d'enquête s'avérait nécessaire pour établir de façon définitive les raisons de cet incendie, des jeunes témoins devant encore être interrogés au moment de mettre sous presse. La conclusion de l'enquête devrait être connue en début de semaine.
Mme Champagne ne croit pas pour sa part que des personnes aient voulu s'en prendre sciemment à la bâtisse. Tout au plus, a-t-il pu s'agir d'inconséquence ou d'insouciance, estime-t-elle.
Pour le moment, la Maison des jeunes poursuit ses activités, grâce à la location d'une roulotte située près des cendres de l'ancien emplacement. Les activités continuent, et nous offrons à peu près les mêmes services qu'à l'habitude, a-t-elle déclaré, même si elle est bien consciente que le «confort» n'y est pas. La directrice et son conseil d'administration doivent rencontrer le conseil municipal d'ici quelques jours afin d'évaluer la situation et les moyens à prendre pour palier à la situation.
Mme Champagne, en fait, souhaiterait bien qu'on puisse reconstruire au même endroit, car déjà la Ville a investit quelque 20 000 $ pour le «skate park» et le terrain de soccer adjacents. Des activités fort populaires, qui attirent bon nombre de jeunes quotidiennement. Ceci dit, elle se dit consciente qu'il faudra probablement relocaliser la Maison, du moins temporairement, le temps pour le conseil de prendre les décisions qui s'imposent.
Un autre incendie le lendemain dans le même secteur
Mardi soir, 19h. La journaliste, qui venait de terminer son souper, relaxant encore une fois sur sa galerie, a eu l'attention attirée par la sirène d'un camion d'incendie passant à toute allure devant sa maison. La résidence du propriétaire du Café Saint-Thomas, Pierre Cournoyer, située rue de la Comtesse, était en train de passer au feu. Nous étions partis promener le chien durant une demi-heure. Au retour, après cinq minutes passées devant la télévision, nous avons entendu des crépitements, puis vu la fumée qui montait du sous-sol.
Le feu aura causé des dommages surtout à l'intérieur de la maison, les badauds n'apercevant qu'une épaisse fumée sortant des fenêtres de la maison, dont certaines ont dû être enfoncées par les pompiers.
Curieusement, la borne-fontaine située sur le terrain même de la propriété, n'a pas été utilisée tout de suite. Un sapeur a indiqué à La Voix que les circuits d'eau n'étaient pas tous d'égale intensité. Le camion citerne a toutefois tout de suite été utilisé avant que les pompiers ne se branchent sur une ligne principale, a-t-il fait valoir.














