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Raymond Arel et Denis Marion quittent leurs fonctions soit de préfet et de membres de différents comité de la MRC

M. Raymond Arel
8 Octobre 2010 - C'est avec beaucoup de surprise que le milieu médiatique a été convoqué cette après-midi à une conférence de presse ce jeudi 7 octobre, pour assisté et rendre au public la démission de deux piliers de cette organisation régionale qu'est la MRC Pierre-De Saurel.
Était aussi présent, le maire de St-Roch, M.Claude Pothier solidaire des propos tenus de messieurs Arel et Marion.
Voici en texte et en vidéo le contenu de leurs allocutions. La porté de leur geste aura surement et assurément un impact sur notre région.
Réponse de M. Raymond Arel et de M. Denis Marion aux questions des médias
Conférence de presse leur démission respective ce jeudi 7 octobre 2010
Communiqué de M. Raymond Arel
Raymond Arel quitte ses fonctions de préfet de la MRC
« Je ne peux pas accepter que la région revienne à l’enfouissement et nous ramène ainsi en arrière. »
« Pendant des années, nous avons été à l’avant-garde du Québec dans la gestion de nos matières résiduelles, les vidanges. Aujourd’hui, à cause des décisions prises en juin au Conseil de la MRC, nous voilà obligés d’enfouir nos déchets pendant une période de quelques années. C’est un recul majeur pour la région qui, après des années d’efforts, avait réussi à mettre en place une politique de gestion des matières résiduelles responsable tant sur le plan de l’environnement que sur le plan financier. Je ne me sens plus en mesure d’être le préfet d’une MRC qui tourne dos à un plan qui répondait aux préoccupations légitimes des citoyens en matière des traitement des déchets, tout en favorisant le développement local. Quand j’ai accepté le poste de préfet, c’était pour défendre les intérêts de l’ensemble de la population et faire progresser la région. Je ne crois plus que ce soit possible.» C’est en ces termes que le maire de Saint-David, préfet de la MRC de Pierre-De Saurel depuis janvier 2008, a annoncé qu’il quittait ses fonctions de préfet de la MRC.
Il s’est dit convaincu que la démarche qu’il a proposée en avril dernier à ses collègues de la MRC avait le mérite de permettre à la région de s’inscrire dans une véritable démarche de développement durable, c.est à dire qui respecte l’équilibre entre la protection de l’environnement, le progrès social et le développement économique.
« Cette proposition définissait nos orientations, a rappelé le préfet sortant. Des orientations qui étaient loin d’être improvisées. Elles étaient le fruit d’années de travail et de concertation dans la région, tant à la MRC que chez ses partenaires. Nous voulions faire de notre MRC un pôle majeur de développement durable et la gestion des matières résiduelles constituaient un des principaux projets de cette stratégie. Nous souhaitions aussi favoriser le développement local et tenter de maintenir localement les opérations de traitement des matières résiduelles et d’en tirer le maximum de revenus. »
« Les citoyens investiront en effet près de 100 millions $ dans les 20 prochaines années pour traiter l’ensemble de leurs matières résiduelles, a-t-il poursuivi. Nous voulions voir comment nous pourrions réussir à garder cet argent dans la région plutôt que de l’envoyer à l’extérieur, tout en assurant un traitement efficace respectueux de l’environnement et des gens. On parle de prudence, bien sûr ! Mais la prudence passe par la recherche d’information, pas par l’arrêt de projets, alors qu’ils ont été longuement réfléchis et ont reçu l’appui du milieu! »
« Ce plan de gestion des matières résiduelles, je le rappelle a été adopté par le Conseil de la MRC et entériné par le ministère de l’Environnement. Nous étions prêts à nous affirmer comme une région du 21e siècle. Et pourtant, en une seule journée, en juin dernier, nous avons tourné le dos à ce projet ambitieux et responsable. Nous voilà maintenant réduits à favoriser l’enfouissement pour les prochaines années. Je ne peux pas accepter cette situation qui non seulement nous fait reculer, mais balaie les efforts de tous nos partenaires », a poursuivi Raymond Arel.
Raymond Arel a rappelé qu’il est maire de Saint-David depuis 9 ans et qu’à ce titre il s’est engagé dans le développement de la région. « Comme certains de mes collègues, j’ai mis des heures à soutenir les projets qui nous permettaient de continuer à faire de notre région une région d’avenir, à l’avant-garde des régions du Québec. Nous avions la chance, à la MRC, de contribuer concrètement à ce progrès. On préfère attendre. Je n’ai pas été élu préfet pour attendre et pour arrêter la dynamique créé par toute une région depuis plus de vingt ans, » a-t-il conclu.
Raymond Arel a indiqué qu’il quittait également ses fonctions au Bureau des délégués des cours d’eau, au Comité de travail pour les cours d’eau, au Conseil d’administration du CLD de Pierre-De Saurel, au Comité de développement économique du CLD de Pierre-De Saurel, à plusieurs comités et à l’Exécutif de la Conférence régionale des élus de la Montérégie-Est, au FIER Pierre-De Saurel, , au Conseil d’administration de la SADC de Pierre-De Saurel, à la SOLIDE, à la Table de concertation des préfets de la Montérégie et au Comité consultatif en agriculture.

M. Claude Poitiers, M. Raymond Arel et M. Denis Marion
Communiqué de M. Denis Marion
Denis Marion quitte les fonctions qu’il occupe à la MRC.

M.Denis Marion
« Je me sens solidaire des positions de Raymond Arel. Nous n’avons pas les moyens de retourner en arrière. »
« Je me sens solidaire de la position de Raymond Arel sur la question du traitement de nos déchets, a affirmé le maire de Massueville, Denis Marion. Nous voulions inscrire la région dans une démarche de développement durable, en faire une région dynamique et avant-gardiste. Il semble que la majorité du Conseil de la MRC voit l’avenir de notre région autrement. C’est donc à celles et ceux qui souhaitent faire les choses autrement de nous indiquer où ils veulent nous emmener. Je ne me sens plus à l’aise de travailler à atteindre des objectifs auxquels je crois profondément, mais qui ne sont plus partagés par la majorité des membres du Conseil de la MRC. J’’entends cependant continuer à défendre mes positions et j’invite les gens de la région à débattre et à discuter. Je n’abandonne pas ma vision pour l’avenir de notre MRC. Il faut continuer d’avancer. »
Denis Marion a donc annoncé que, pour ces raisons, il quittait ses fonctions de président et membre du Comité de la ruralité, de président et membre du Comité régional culturel, de membre du Comité administratif de la MRC, du Conseil d’administration du CLD de Pierre-De Saurel, du Comité de coordination de la planification stratégique de la MRC, du Comité d’évaluation lié à l’application de la Politique d’investissement de la MRC, et de représentant de la MRC au Conseil régional de l’environnement de la Montérégie et au Conseil montérégien de la culture et des communications .
Denis Marion a aussi lancé un appel à celles et ceux qui croient que la région ne doit pas abandonner l’idée de profiter du programme de gestion des matières résiduelles pour donner à la région un levier important afin de se positionner dans l’ensemble du Québec. « Nous avons la chance d’avoir un plan de gestion des matières résiduelles, longuement réfléchi, qui a l’appui des organismes de développement de notre MRC et qui nous permet de penser que les 100 millions de dollars que les citoyens investiront dans le traitement de leurs déchets puissent l’être ici plutôt qu’ailleurs. »
Il a rappelé qu’à son avis, la décision prise en juin par la majorité des membres du Conseil de la MRC aura pour effet de ne pas permettre à la MRC de profiter des fonds importants qui sont mis à la disposition des MRC qui souhaitent investir dans le traitement des matières résiduelles. « Le gouvernement du Québec est prêt à subventionner jusqu’à 66% des projets de construction d’usine de traitement des matières résiduelles lorsqu’une MRC en devient propriétaire ou copropriétaires. La résolution de juin dernier nous empêche de nous positionner pour aller chercher rapidement ces montants. Et même si on décidait d’y revenir dans deux, trois ou cinq ans, il est loin d’être garanti qu’ils seront encore disponibles. »
« Je veux que ce soit clair : je crois à cette région et à son potentiel, a insisté Denis Marion. Les régions, partout au Québec, s’activent présentement pour aller plus vite et plus loin. Nous ne vivons pas en vase clos. Nous avons ensemble la responsabilité de présenter à nos concitoyens une vision de développement qui puisse nous placer nous aussi dans la courte liste des régions dynamiques et ambitieuses. Je souhaite continuer à contribuer à présenter cette vision à la population de la MRC de Pierre-De Saurel », a-t-il conclu.
Source:
Raymond Arel
Maire de St-David
Denis Marion
Maire de Massueville














