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La traverse Sorel-Saint-Ignace prolonge son service à deux bateaux

29 Octobre 2001 - La Voix - Le service de la traversier entre Sorel et Saint-Ignace à deux bateaux sera prolongé jusqu'au 14 novembre. C'est ce qu'ont annoncé lundi le député ministre du comté de Richelieu, Sylvain Simard, et le député de Berthier Gilles Baril, à l'occasion d'une rencontre de presse qui s'est déroulée sur le Catherine-Legardeur. Au départ, ce service, qui offre un horaire d'été avec départs aux 30 minutes le jour, et aux 60 minutes le soir, devait se terminer le 24 octobre.
Les deux politiciens ont salué cette décision émanant de leur collègue ministre des Transports Jacques Baril. Selon MM Baril et Simard, cette prolongation de l'horaire constitue un atout pour l'économie des deux comtés et favorise les liens nord-sud pour la population.
Selon le président de la Société des traversiers du Québec, André D'Astous, les coûts rattachés à cette prolongation s'élèvent à quelque 25 000 $ par semaine, auxquels il faut cependant retrancher les revenus provenant des usagers.
Durant la saison régulière, on compte environ 50 000 véhicules par mois qui empruntent le traversier. Ce chiffre augmente entre 75 000 et 100 000 durant l'été. Depuis une dizaine d'années, M. D'Astous estime la croissance de l'achalandage à environ 2 à 3 % par année. Le budget annuel du service de traverse entre Sorel et St-Ignace démontre des dépenses de l'ordre de 5 à 6 M $, alors que les revenus s'élèvent à 3 M $. Les automobiles constituent environ 65 % de la clientèle.
Quant à l'opportunité de prévoir un pont entre les deux rives, M. Simard estime qu'à l'heure actuelle, les coûts d'un tel projet, estimés à quelque 800 M $, sont trop élevés. Selon lui, il faut compléter les autres infrastructures routières (prolongement de l'autoroute 30 vers l'est et vers l'ouest) avant d'y penser sérieusement. On ne peut pas écarter définitivement ce projet, mais pour le moment, il est plus important de nous assurer que le système de traversier soit de plus en plus efficace.
Pour ce qui est du plan de transport de la Montérégie, décrié par le préfet de la MRC du Bas-Richelieu Olivar Gravel parce qu'il ne prévoit en aucun cas un développement de ce dossier, M. Simard a rappelé qu'il en était encore à l'étape de consultation et qu'il était donc temps pour les différents groupes d'intérêts de faire valoir leur point de vue.














