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Édition du 8 avril 2003 Vol. 25, No. 30


Scrutin québécois du 14 avril

Sept candidats aux moyens inégaux convoitent le seul poste à combler: celui de député de Richelieu.

La campagne électorale dans Richelieu aura été jusqu'à maintenant fort calme en apparence mais fort mouvementée pour les sept candidats qui convoitent le poste de député occupé jusqu'au déclenchement de l'élection, par le député-ministre péquiste, Sylvain Simard. Les candidats disposent de moyens inégaux pour faire valoir leurs idées et personnalité. Dernière édition avant le jour du scrutin, les journalistes de Les 2 rives leur ont parlé, ont couvert leurs points de presse respectifs, histoire de mieux les connaître.



Sylvain Simard et ses ambitions pour Richelieu
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Sylvain Simard dit avoir besoin d'une forte majorité pour maintenir son influence politique et le travail de son équipe vise à faire sortir le vote, le 14 avril prochain. Dès dimanche dernier, elle s'affairait, par téléphone, à rappeler aux électeurs les dates du vote par anticipation. Et qu'ils votent pour lui, le 14 avril. Lui qui s'est avéré, argumente-t-elle, un rassembleur hors pair dans la mise en place de tous les éléments propices à la relance économique du comté.

Après avoir, dit-il, acquis la confiance des Bas-Richelois - visiblement fort désireux de gagner cette élection et enthousiaste à y travailler - il voit maintenant Sorel-Tracy comme la capitale québécoise du développement durable. Un milieu capable de générer quelque 2000 emplois dans les prochains quatre ou cinq ans - ce serait pratiquement le plein emploi - grâce aux projets que caressent certaines entreprises déjà établies ici et ce, avec le soutien de l'État, et la façon dont se manifestent certains investisseurs intéressés à la région.

Même s'il ne dort pas ici - ce ne peut être un programme politique, dit-il, en visant ceux qui lui reprochent encore de ne pas y avoir établi ses pénates - il dit avoir été et être encore obsédé par la relance de son comté : "Je crois avoir agi en cette matière comme un leader; j'ai relevé le défi de mobiliser les gens, élus comme gens d'affaires. L'abcès est crevé. Les esprits sont prêts. La confiance et l'estime de nous, conditions essentielles de développement, renaissent. La table est mise. ", constate-t-il.

OUI il achète les chiffres mis de l'avant par le comité de relance sur la consolidation et la création de quelque 800 emplois depuis quelques années. Le complexe de la 30 est plein, dit-il. Alstom a un carnet de commande qui s'élargit. L'annonce de la construction de turbines pour Eastman la semaine dernière est le résultat direct de la Paix des Braves signée par Québec. " Nous avons aussi un plan de soutien pour Atlas. Quand l'entreprise sera prête, nous l'appuierons afin qu'elle se modernise. Chaque semaine, je suis en étroite relation avec les travailleurs de la région et leurs employeurs, histoire de suivre de près ce qui s'y passe. J'essaie en ce sens d'être visionnaire et de voir venir la compétition internationale qui est très forte. Et j'utilise à plein les leviers de l'État. J'ai le goût de continuer en ce sens. Avec l'utilisation intelligente qui a été faite du 21 M$, on s'est donné des structures essentielles et ce serait un gaspillage de ne pas aller au bout de cela. Le dragage de la rivière permettra d'ajouter à la capacité du port et je voudrais qu'on en fasse le centre québécois du transbordement de l'acier. Ça peut se faire. Il faut d'abord y croire et mobiliser toutes les ressources pour y arriver. "

Même s'il est appelé à visiter d'autres comtés pour soutenir des candidats, Sylvain Simard ne néglige pas le sien. Il peut compter sur une équipe aguerrie, mais il n'a rien laissé au hasard : " Je suis en campagne électorale depuis 18 mois certainement. J'ai déjà rencontre au cours de 8 soirées quelque 80 groupes; j'ai visité des municipalités où j'ai écouté, entendu, discuté des points de vue avec les Bas-Richelois. Il est essentiel de garder ce lien étroit entre nous et de dire l'heure juste sur tous les dossiers. J'ai de l'ambition pour cette région. Je sais ce qu'on peut y faire à court et moyen terme. Comme il y a des projets à long terme à amorcer, dont la complétion de la 30. Il y a encore plein de décisions et de projets à pousser pour en faire aussi la capitale québécoise du développement durable. "

Du pain sur la planche pour son prochain mandat, reconnaît-il.

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Benoît Lefebvre veut redonner la fierté de vivre dans Richelieu

Patrick Turgeon

Conseiller en ressources humaines, le candidat libéral dans le comté de Richelieu, Benoît Lefebvre, n'a pas l'intention de compter ses heures, s'il est élu, pour travailler avec les différents intervenants socioéconomiques de la région, afin de redonner le goût, une fierté aux gens de vivre dans le comté de Richelieu. Selon lui, un jeune député de 35 ans, présent de façon régulière dans le comté afin d'avoir le pouls réel de ses citoyens, permettrait d'être le moteur nécessaire pour parvenir à ce grand objectif.

Malgré qu'il en soit à sa première expérience en politique provinciale, Benoît Lefebvre connaît bien la région pour y être né et l'habiter depuis près de 30 ans. Il estime donc que les deux principaux problèmes du comté sont le développement économique et la santé. "Dans un premier temps, nous devons développer des axes routiers modernes. De plus, il y a beaucoup de travail à faire pour promouvoir l'achat local par les citoyens et les entreprises régionales. L'obtention de formation universitaire dans la région permettrait aussi de contrer l'exode des jeunes vers les grands centres. Pour y parvenir, la région devra pouvoir compter sur une oreille active qui veut s'impliquer dans ces dossiers. Je serai là", a-t-il précisé.

Au niveau de la santé, M. Lefebvre a répété qu'une cinquantaine de personnes se trouvaient toujours sur une liste d'attente pour un lit dans un centre d'hébergement et que 159 lits avaient été fermés dans différents établissements depuis quelques années. "L'abolition des régies régionales nous permettra d'obtenir de l'argent neuf. Nous aurons 800 millions de dollars des transferts fédéraux et 1,2 milliard $ pour un investissement massif en santé. Nous verrons à combler les lits manquants et à trouver une solution rapide pour régler le problème de pénurie de médecins en région. Conseiller en ressources humaines, je verrai à trouver des incitatifs pour les convaincre de venir pratiquer à Sorel-Tracy", admet-il.

Père de famille de deux jeunes enfants, Béatrice, 3 1/2 ans, et Mathias, 1 1/2 ans, Benoît Lefebvre soutient que la famille occupe une place de choix dans le programme du parti. Réduction de l'impôt des particuliers de 1 milliard de dollars par année pendant cinq ans, création d'un régime québécois de congé parental, augmentation de 20 % des ressources professionnelles des services complémentaires à l'école et augmentation du nombre de places dans les garderies à 5 $ sont quelques-unes des priorités du PLQ. Rien toutefois pour hausser le nombre de naissances dans une province qui vit une décroissance démographique importante.

Par ailleurs, M. Lefebvre affirme que le Richelieu qu'il rêve est celui où tous trouveront un emploi. "Nous voulons faire travailler les gens. Car du monde au travail, c'est du monde en santé, des gens heureux. Je veux être le candidat présent, à l'écoute de ses citoyens. Je vais aussi m'entourer de gens compétents, en qui j'ai confiance, qui sauront me conseiller dans les différentes sphères d'activités régionales. Au quotidien, je conseille les dirigeants d'entreprises. Je considère qu'un député doit faire la même chose pour ses citoyens. Je veux donc être leur représentant qui les aidera à atteindre leurs objectifs afin de régler des problématiques de société. Les valeurs humaines ont enfin une grande importance pour moi".

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Micheline Ulrich, une adéquiste qui compte sur sa facilité à entrer en contact avec les autres

Louise Grégoire-Racicot

Micheline Ulrich sillonne quotidiennement le comté, accompagné d'un(e) bénévole depuis le début de la campagne. De 7 h 30 à 22 heures elle est sur le terrain, prenant le pouls du comté. "Les gens ont regardé le débat des chefs et n'hésitent pas à me rappeler que M. Dumont y a parlé de moi comme une de ses personnes-ressources à la santé. Ils lisent aussi les dépliants qu'on leur laisse. C'est stimulant de sentir leur intérêt ", confiait-elle quand nous l'avons rencontrée, jeudi dernier.

Tirée à quatre épingles, le regard direct et chaleureux, elle ne tarde pas à s'allumer quand elle parle de ce qui lui tient à cœur pour Richelieu : " On ne peut dissocier la question des femmes de celle de la santé et du vieillissement des populations parce que les femmes sont au cœur de la situation familiale et sociale. Il faut encourager le développement de ressources qui permettront la prise en charge d'une population qui vieillit rapidement. C'est pourquoi l'ADQ veut notamment stabiliser le financement des groupes communautaires, un engagement formel et essentiel. "

Autre problématique dans Richelieu, identifie-elle : l'exode des jeunes à qui le comté ne peut offrir d'emplois lucratifs et intéressants : "Il faut absolument stabiliser l'emploi ici. Nous avons la chance de vivre dans un milieu où le taux de décrochage est un des plus bas au Québec. Ces jeunes sont animés de bonnes intentions, mais qu'avons-nous à leur offrir à la fin de leurs études ? Il faudra miser sur la solidarité d'abord et utiliser aussi le plein potentiel de mos gens", affirme-t-elle.

Pour elle, il n'est donc plus question de laisser les gens partir à la retraite massivement. "Je crois qu'il faut plutôt proposer des retraites progressives. C'est vrai pour le secteur public et pour le privé aussi. Il me semble que la notion du trop vieux pour travailler à 45 ans ne tient pas. Il faut plutôt amener les gens à réfléchir sur comment ils peuvent continuer de contribuer leur expertise tout en avançant en âge. Mais les milieux de travail ne développent pas les potentiels de chacun. On leur demande plutôt de se mouler. Ce qu'il faut changer. "

Il faut aussi, dit-elle, contrôler la dette, voire en effacer une partie sans coupure dans les programmes sociaux. Comme il faut de la souplesse dans les choix, sans solutions mur à mur. En réclamant ce qui est dû régionalement.

Cela dit, elle voit très bien que son travail d'infirmière puis de chef de service, comme enseignante puis conseillère en ressources humaines au ministère de la Santé l'a bien préparée à servir désormais comme député : " Un député représente des citoyens, écoute puis achemine leurs préoccupations à qui pourra répondre, préconise des solutions et les défend. Comme infirmière, j'ai pris soin de personnes jusqu'à ce qu'elles puissent se prendre en main. Le défi est le même en politique pour défendre une collectivité, une communauté. Les gens qui me connaissent trouvent même que j'ai attendu trop longtemps pour faire le saut en politique."

Mais faire campagne politique sans machine et sans argent est plus exigeant. Les bénévoles qui l'entourent sont fort généreux de leur temps : "Nous formons une équipe serrée. Le reste m'appartient : je rencontre les gens dans leur milieu, en ville ou dans le secteur rural - au restaurant, à la maison , etc.. Je rencontre aussi des groupes avec qui on débat des idées. C'est là que je mets à l'œuvre ce que je considère ma force : ma capacité d'entrer facilement en contact avec eux. Et j'y apprends l'humilité. Je ne suis pas celle qui a toutes les solutions. Si les gens veulent travailler ensemble, je suis leur candidate."

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Florette Villemure Larochelle, une candidate qui croit aux valeurs véhiculées par le parti Démocratie chrétienne du Québec

Louise Grégoire-Racicot

Florette Villemure Larochelle a 64 ans. Femme qui s'est souvent impliquée dans son milieu - au comité d'école, à Animation féminine, dans la vie des paroisses Notre-Dame et St-Maxime où elle a agi comme lectrice, comme bénévole dans l'approche aux mourants où elle apportait la communion aux malades - elle a décidé de passer à l'action plus publique de l'engagement politique au sein du parti Démocratie chrétienne du Québec, comme candidate dans Richelieu.

Élevée dans une famille aux valeurs chrétiennes bien ancrées - dans sa famille, il y avait des religieux, donc une ambiance religieuse importante, dit-elle, ce sont de fait ces mêmes valeurs du parti - qui s'appuient notamment sur les encycliques papales, qui l'ont attirée : " C'est un jeune parti, fondé il y a un an, qui n'a pas de moyens financiers pour être connu par la télévision par exemple, mais j'y crois parce qu'il défend des valeurs basées sur la doctrine sociale de l'Église pour apporter des solutions aux problèmes qu'on veut solutionner ", dit-elle.

Son parti place la famille au centre de ses préoccupations, explique-t-elle, et prône une charte révisée des droits et libertés de la personne dans laquelle on traite aussi des responsabilités de cette dernière. "Le parti touche tous les aspects de la vie, en passant par la famille, la santé, l'agriculture, l'environnement, l'éducation, et la patrie. Tout cela pour un mieux-vivre au Québec. Comme je croyais à ces valeurs, j'ai appelé au parti pour savoir s'il y avait un candidat dans Richelieu. On m'a alors proposé de le devenir. J'ai dit NON puis j'ai réfléchi : si je veux voter pour ce parti, quelqu'un doit se présenter ici. S'il n'y a personne, pourquoi pas moi ? "

Et depuis, elle est candidate, faisant ce qu'elle peut, avec les moyens du bord, pour faire connaître son parti et son programme.

La priorité de ce dernier est la famille parce qu'en 2006, la population active des 20 à 59 ans commencera à décroître. A 90 %, elle est celle qui devra prendre soin des 0 à 19 ans et des 65 ans et plus. On amorcera alors, croit-elle, une période de crise économique, politique et sociale sans précédent. En 2051, on prévoit avec la tendance actuelle que l'on comptera 23 personnes de plus de 65 ans pour 10 jeunes. Aussi faut-il aider les familles en leur versant notamment une allocation familiale compensée de 430 $ par mois par enfant de 0 à 17 ans.

Compensée, précise le parti, pour signifier que le gouvernement provincial verserait un montant équivalent à 430 $ par mois par enfant duquel sera soustrait l'allocation familiale fédérale et toute pension alimentaire versée suite à une séparation ou à un divorce.

Le parti peut-on lire sur son site Internet www.partidcq.qc.ca se définit comme un parti de centre qui désire gérer le bien commun en s'inspirant des valeurs chrétiennes." Son objectif est de sauver le Québec de la pauvreté économique en réduisant notamment les fraudes faites au détriment des systèmes de santé et de sécurité sociale et en le dotant d'une base économique solide par la production de ses biens de consommation courante. Ce message convient à Mme Villemure Larochelle. Elle compte le véhiculer partout où elle le peut dans Richelieu avec les moyens modestes dont elle dispose " pour que les gens sachent qu'on veut s'occuper d'eux. "

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Marie-Hélène Charbonneau, candidate fort discrète du Bloc pot

Louise Grégoire-Racicot

Le Bloc Pot - ce parti voué à la légalisation de la possession de marijuana présente une candidate dans le comté. Une jeune comédienne de Saint-Barnabé, Marie Hélène Charbonneau.

Cette dernière n'a pas fait campagne dans le comté. Il nous a été impossible de la rejoindre. On dit de son parti qu'il cherche, dans cette élection à se faire reconnaître comme un parti en bonne et due forme. Il présente ses candidats comme un moyen de pression pour qu'on parle de la question et qu'éventuellement il puisse susciter des prises de position de la part d'organismes privés ou publics. Il faut donc penser que chaque vote reçu est important dans sa démarche de pression.

Il souhaite aussi la création d'une commission parlementaire permanente qui veillera aux intérêts de la population en matière de cannabis. Cette commission aborderait tous les aspects de cette consommation - récréative, médicale, alimentaire, industrielle, etc.

Il a un site internet dont l'adresse est : blocpot.qc.ca

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Avec des RÉER plus "permissifs"
Le candidat Joad veut aider citoyens et gouvernement à économiser

Patrick Turgeon

Le candidat indépendant Nidal Joad a affirmé, mercredi, en point de presse, être en faveur de la mise en place d'un programme semblable à celui du RAP afin de permettre aux citoyens du comté de pouvoir effectuer un emprunt personnel dans leurs propres régimes d'épargne enregistrés (RÉER) et économiser sur l'emprunt à la caisse.

En fait, M. Joad soutient que le gouvernement doit permettre aux citoyens de pouvoir faire des emprunts sur leurs REER sans être pénalisés. "Je connais une personne qui a 65 000 $ en REER et qui a eu besoin d'un prêt personnel. La banque, qui lui verse 2 % en intérêts sur ses RÉER, lui a exigé un taux de 9 % en intérêts pour son prêt. C'est totalement illogique. De plus, le gouvernement paie un taux de 8 % sur la dette nationale. Il peut adopter une loi qui fera en sorte que les citoyens pourront avoir l'avantage du RÉER en le plaçant au gouvernement. Celui-ci économisera alors beaucoup d'intérêts sur la dette en plus de favoriser l'économie chez les citoyens", estime-t-il.

Par ailleurs, ce Syrien d'origine, qui a célébré ses 40 ans mercredi, affirme haut et fort que l'idée d'un système de taxation municipale centralisée, lancée par le chef du Parti libéral Jean Charest, est la sienne. "Le système de taxation centralisée sera basé selon les services que chaque citoyen recevra et non selon la ville qu'il habite. Jean Charest prend mes idées et n'a même pas la décence de le dire aux citoyens. C'est en fait la solution pour le problème de fusion", a-t-il mentionné, tout en répétant certaines idées fixes qu'il a depuis le début de la campagne : la traverse Sorel-Saint-Ignace gratuite à tous les utilisateurs, diminuer le gaspillage et développer de bonnes valeurs humaines chez les jeunes.

Au niveau économique, le candidat Joad ne croit pas un mot de l'annonce des 2 000 emplois promis par le candidat péquiste Sylvain Simard s'il est réélu pour un troisième mandat dans Richelieu. "M. Simard nous fait de belles promesses. Désolé, je n'y crois pas. Quand M. Simard a eu l'occasion de faire de belles choses, il ne les a pas faites. Au contraire, nous avons eu neuf ans de marasme économique lors desquels les jeunes ont continué à quitter. Les gens sont écoeurés d'avoir le même scénario qui se répète chaque quatre ans avec les partis officiels. Ils veulent un vrai changement", a ajouté ce père de famille de cinq enfants.

Enfin, M. Joad a confié que le gouvernement devrait donner directement aux parents les sommes qu'il consacre pour les places en garderie à 5 $. "Plutôt que d'investir dans ce programme, il consacrerait la même somme qui serait versée aux parents dans un compte qui ne pourrait être utilisée à d'autres fins que celles de la garde des enfants. Les parents pourraient ainsi choisir de les envoyer en garderie ou de payer une gardienne privée pour rester à la maison. Les parents verraient ainsi à favoriser les vrais besoins pour leurs enfants", de conclure ce candidat qui croit en ses chances de devenir le prochain député de Richelieu.

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Steve Ritter à la recherche d'une société meilleure

Louise Grégoire-Racicot

Steve Ritter a 46 ans mais rêve toujours d'une société meilleure : " C'est un travail de fond qu'il nous faut qui prendra plusieurs années. Il ne suffit plus de changer de chauffeur d'autobus mais de changer le véhicule lui-même. Et cette élection, à mon avis ne changera rien, parce que les hauts fonctionnaires, eux restent les mêmes. Moi, je souhaite un Québec souverain et républicain. Pas du type de monarchie constitutionnelle qu'on a maintenant."

Être candidat cette année lui permet de faire quelque chose pour tenter de changer le monde. Il le fait à sa manière, en parlant avec les gens là où il passe, utilisant l'humour, les petites histoires qu'il chérit sur la démocratie, les femmes et citant des auteurs.

Travailleur de la construction, il prône celle du pont Sorel-Tracy-Lanoraie. Comme il s'engage à donner le pouvoir à ses électeurs de le destituer s'ils ne sont pas satisfaits de lui. Toujours il tiendra des assemblées publiques sur les grands dossiers pour s'assurer qu'il fera ce que les citoyens veulent vraiment. Et il fait campagne à cheval sur sa bicyclette là où elle peut le mener.

Il n'a pas les moyens de faire de la publicité mais se dit content de la réception qu'on lui fait : " Je suis quelqu'un que tout le monde connaît depuis plusieurs années. Cette campagne est un aboutissement. Et soyez certaine que je n'ai jamais pu me taire quand les situations ou les choses exigeaient que l'on parle. Que ce soit au travail ou ailleurs, peu importe le prix à payer par la suite. Et aujourd'hui. Il me reste mon intégrité et mon honnêteté."

Il est père de deux enfants : une fille étudiante à l'université et un fils qui agit dans cette élection comme son agent officiel.